Chapitre 4Jean-François
MONNIN |
Les Sports mécaniques |
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Je choisi à ce moment-là de quitter la moto de tourisme, de vendre ma "quatres pattes, Honda" et, de me tourner vers la compétition moto. Moins dangereux, et c'est moi qui prend les risques. Par nos connaissances et la course de Perrefitte-Les Ecorcheresses que j'ai lancé, il n'y a pas longtemps. En association avec le Norton Club Bienne, nous connaissons Yves Bessire que me branchera sur le side-car, et sachant que le championnat suisse, se dispute aussi en course de côte. Je préfère un side, plutôt qu'une moto, car les chutes en moto sans dégagements font mals. Ainsi je me retrouve prêt à faire une saison en débutant championnat suisse. Cinq ans après cette terrible maladie qui m'a frappé en 1969. Nous passons la licence avec Edouard Weber, comme passager du side, le singe, en commençont la saison débutant en 1975. Je dirai ici, pour ne pas être trop long, que je suis parti là-dedans pour m'amuser , physiquement diminué, je ne pensai même pas gagner une course, ou même pas le championnat suisse débutant. Le titre de champion débutant, de champion national et celui, de vice-champion international en poche fin 1976, en deux ans, dépassait tous les espoirs. Et même Bernard Jonzier, nous annonce "ESPOIRS SUISSES pour 1977 en GP". Mais rien ne suit, quasiment pas de spectateurs et de supporters, sauf à Moutier. Pas de sponsors, sauf des tessinois "LA SAME" et les casques "NOLAN" en Italie, j'emprunte toujours plus et je commande le nouveau "SEYMAZ" à Eric Vuagnat à Genève. Celui-ci en pétard avec Rolf Biland en 1976 et content de trouver un nouveau pilote et me construit un nouvel engin fantastique. En effet ce sera le premier side-car avec deux roues directionnelles en GP, et grâce à celui-ci, même avec un moteur d'origine, car nous n'avons pas de préparateurs, pas de moyens, on va faire des exploits de niveau mondial en 1977. Quel avancée pour ce petit homme que je suis et que n'en demandait pas tant. Evidemment, je me prends au jeu, et, le film de Jérôme Laperoussaz "Les As du Continental Circus, avec Jack Findlay" m'a mis une telle couche de virus, que même en ayant vu, plus de trente de mes amis perdre leur vie la dedans, je recommencerai demain. On ira jusqu'à gagner Laguna Seca, en Californie au mois de septembre, devant Steinhausen et O'Dell les champions du Monde actuels. J'ai rencontré là-bas Don Vesco, recordmann du monde vitesse, celui-ci voulait des photos de ce side si exceptionnel. Au Paul Ricard 77, j'ai aussi une visite fantastique, George Harrison des Beatles, emmené par O'Dell désire connaître ce chassis révolutionnaire, j'en tombe par terre. Et très peu de soutien en Suisse, pas de sponsors, pas de moteur préparé !. On s'en va dans la saison 1978, et là malgré mes moteurs poussifs, développé un petit peu par moi-même, nous terminons 6ème du mondial et champion du monde constructeurs. Cependant, le bilan est lourd et les dettes sont près de CHF 100'000.- Il m'est obligatoire de renoncer, et, on voit la saison 1979, se dérouler sans le N°6 mondial qui nous était attitré. A partir de là, on me dit d'habiter dans le Jura, ce nouveau canton à 15 km.de Moutier, canton qui soutien les sports mécaniques et qui devrait m'aider. En 1979, après avoir remboursé une bonne partie de mes dettes, j'emprunte CHF 90'000.- pour prendre possession d'une vieille ferme à Courroux. Y faire des travaux et avoir un sens à ma vie, quelque chose à m'accorcher, comprendre ce qui m'est arrivé, et renoncer définitivement aux courses, ma passion. |
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