Chapitre 3

Jean-François MONNIN
"SWISS BANKS"

 

Premier gros PARI

     

C'est sans hésitation, que je choisi l'option du goutte à goutte. J'ai trop peur que l'opération, aboutisse sur l'amputation de mes jambes.

Donc dès minuit, je suis installé dans une pièce qui restera mienne pendant deux mois, avec la première des 30 bouteilles de goutte à goutte (papaverin), trois, par jour. Fatigué de toute ces émotions, je passerai une bonne nuit, et aujourd'hui, je peux affirmer que le sang à repris son circuit, jusqu'au pieds, cette nuit-là.

Quelques jours après, je ferai mieux connaissance avec le professeur Rossi, ce dernier s'occupe de moi. En grand professionnel, on arrive à ressentir avec quelle passion, il pratique la médecine. Il me vouera beaucoup d'intérêt, aussi parce que dans un Kinderspital, on trouve des enfants de 3 à 10 ans, et rarement des adolescents de 15 ans avec qui, discuter.

Le professeur Rossi me parlera de Piccadilly Circus à Londres et des Beatles, de la mode et de sport. Quel bonheur de l'avoir connu, et surtout merci, pour la grande phrase qu'il me lance " Jean-François, tu as deux ans pour guérir, tel que tu seras dans deux ans, tu resteras toute ta vie". A ce stade, rien ne bougeai encore dans mes jambes et mes pieds. J'ai bien compris le message, et, j'ai surtout su que si je ne travaillais pas à fond en physio pendant les 24 mois à venir, je resterai peut-être un gros handicapé-moteur, ou dans une chaise roulante.

Après un mois de soins, de physio ou plutôt de manipulation de la part du physio, je tente un soir de me mettre à côté du lit, sur mes jambes. Gros erreur, mes muscles sont encore beaucoup trop petits et c'est la grosse chute. Il faudra deux infirmières pour me remettre dans le lit, et ça me coûtera une grosse engeulée. La sensibilité "chaud/froid" et "pointu/rond" ne revient pas, et, il faudra beaucoup de temps, là aussi pour guérir vers une sensibilité de 80% à droite et 50% à gauche. Après un mois et demi, mes muscles ont pris un peu des forces, et, on m'apporte une chaise roulante, c'est ma première Rolls. Après un chariot avec des roulettes sur lesquel je peux m'appuyer, et marcher dans les couloirs. Plus tard, deux mois plus tard, je reçois des béquilles et je peux rentrer chez moi, à Moutier.

Tous les matins, physio à Delémont, chez Jackie Willemin, et à chaque fois les efforts maximums pour guérir au plus haut, avant les deux ans fatidiques. Dans la deuxième année, je marche avec une seule béquille, et dès que je peux me débrouiller sur mes jambes, Enoch et me fait connaître la moto. Après quelques années de trial et deux ans de route (tourisme) ou je croyais avoir trouve mon bonheur, mon ami Giancarlo Groghetto de Choindez et Yvette Wahli sa copine se feront tuer à Courrendlin. Un mec qui a un malaise, finit son virage à gauche, sur eux.

Ce soir-là, j'étais au guidon de ma Honda CB750 four en Allemagne, et, le fusible principal a pêté à 21h.et à 180km/h sur l'autouroute, à la même heure de l'accident de Giancarlo et Yvette.

Suite à ce terrible choc, au sein du Racing Club Isadora Motos Moutier, le club que j'ai fondé avec Enoch, ceci étant le premier décès dans nos proches amis en moto, je prends une grande décision.

 

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