Chapitre 11

Jean-François MONNIN
"SWISS BANKS"

 

Immobar comme issue...

     

Me voilà avec 50'000.- et une nouvelle boîte sur le dos, quinze employés et une situation à faire frémir n'importe quel financier. D'ailleurs, le banquier Mr Chevillat essaiera de faire savoir à mon père que j'étais fou de partir dans une affaire, affaire qui avait bouffé 200'000 en deux ans.

Mon concept de reprise étant celui-ci. Mon beau-frère me cédait tous les droits et engagements en cours, ainsi que le matériel en inventaire, en échange et pour la bonne forme je vais payer tous les arrièrés de factures, sauf TVA et AVS. Je vais donc payer avec le prêt et les premiers mois plus de cent mille francs de factures, et même deux loyers à Hogamo, propriétaires. Ceux-ci signent de suite un bail de dix ans, à ma nouvelle société "Immobar Sàrl".

Mes immeubles ne rapportent rien, que des soucis, il faut mieux louer et encaisser tous les loyers, et c'est seulement, si les taux descendent en dessous de 4%, que je pourrais gagner de l'argent sur mes immeubles.

Donc au 1er juillet 1995, je démarre la Gare avec Immobar, je garde le beauf que je veux aider, et ensuite, mon père viendra bien nous aider, il faut dire que je désire garder du temps pour m'occuper de mes immeubles et du Café des Sports. La Gare marche de mieux en mieux et en quelques mois le chiffre d'affaire augmente, et, me permet de payer toutes les factures de fournisseurs dûes, par l'ancienne exploitation d'avant 01.07.1995. C'est déjà une réussite, car ça dépasse CHF.100'000.- par mois. Je devrai encore racheter la maison de mon beauf..à Eschert, car on va lui prendre, Immobar la rachète à 400'000.-

Si on fait un bilan ou un PP, la GARE dès 1999 est montée de CHF.900'000.- de Ch.aff./an à CHF 1'500'000.- et pendant 7 ans, nous ferons ce chiffre d'affaire. Avec 15 employés et près de CHF.700'000.- de charges salariales/an. Je suis fier d'avoir mené à bien cette affaire pendant dix ans, et ce, malgré tous les périples traversés.

Je reviendrai plus tard, sur la Gare, dans les conclusions et nos projets 2005. Mais maintenant, on va revenir à nos moutons. Nous sommes en août 1997, je reçois mes intérêts PAX avec échéance à fin août. Comme vous pouvez le remarquer, il n'y a pas d'arriérés, ni de reports, c'est six mois d'intérêts pour les deux immeubles, sans plus. Je vais donc me défoncer pour les payer dans les délais et tenir mes engagements.

LA FOLIE :
Dix jours après avoir reçu mes factures d'intérêts, avec délai au 31.08.1997, je reçois de PAX Bâle, deux lettres de résiliations pour Eglise 18 et Baîches 6, sans explications, sans raisons, sauf celle de récupérer leurs capitaux pour en faire d'autres placements, que de l'immobilier. C'est ma mort, ma ruine, comment rembourser dans une conjoncture qui s'est encore dégradée, ces deux prêts. Et comment vont réagir mes autres banquiers ?. Quel folie.

En 1993, je dépanne la PAX des immeubles de Briet, on me fait un pont d'or, on me paie les frais d'achat, les arriérés de Briet et 4 ans après, on me fout dehors, parce que l'on veut faire autre chose de ce million. Ou peut-être pour finaliser la création de la société IMMOTEST, au côté de Pax-Vie, n'est-ce pas M.Hagnauer et M.Tomburini (actuellem. à Coop-Vie, mon ancien employeur, aussi.)

Je vais en crever, il me sera impossible de faire face, de trouver des fonds propres pour replacer ne serait-ce que ces deux immeubles PAX, ailleurs !.

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