Chapitre 1

Jean-François MONNIN
"SWISS BANKS"

 

Départ dans la vie

     

C'est le 28 juin 1954, que ma mère me laissera sortir pour la première fois. Déjà là, c'est marrant, j'arrive par les jambes,"Est-ce un signe ?". En effet, c'est un accouchement en siège. Cela se passe à l'hopital de Delémont, en Suisse. En ce temps-là, encore dans le canton de Berne, avant de devenir le canton du Jura dans les années soixantes quinze...

Quelques souvenirs de ma vie vie d'enfant sont encore présents, en effet j'ai aujourd'hui 55 ans, et, avec tous les gros pépins que j'ai vécus, ma mémoire affiche quelquefois "complet". Mais il y en a assez à vous raconter, sans en inventer.
Je ne vais pas non plus trop vous parler que de moi, mais plutôt de ce que l'on m'a fait. Je ne me sens pas une célébrité, au contraire, toute ma vie, je me suis activé à rester dans la simplicité.

Je me rappelle surtout de mon institutrice d'école enfantine, qui décéda pendant l'année, où elle me donna le bonheur d'apprendre, le dessin, le fuseau, le plaisir d'être méticuleux. Ce fut ma première grande tristesse, ensuite un autre décès d'une petite copine d'école me marquera. Elle s'appellait Maryline et c'est le nom que je proposerai à ma mère, pour ma petite soeur.

J'ai eu mon premier accident à Avenches (VD), où j'habitait de 4 à 9 ans, c'était lors du passage du tour de romandie. Appatés par des cadeaux de casquettes et des bonbons, nous traversons la route, trois de mes copains et moi. La poisse, une autre voiture publicitaire arrive, et, on se fait tous attraper par elle, Je me retrouve avec une oreille décollée, facilement réparable et ce fut mon premier accident.

Passionné de foot et de hockey sur glace, déjà à dix ans j'étais gardien de but dans deux équipes, du ski, etc.. Par mon père, fanatique de Hockey sur glace, joueur du HC Gottéron à Fribourg, j'étais à bonne école. Et j'ai encore souvenir d'entraînements particuliers, avec des balles de tennis, et Bernard Bagnoud de Crans Montana à la raquette. J'aimais beaucoup faire du sport et je me voyais déjà, pas en haut de l'affiche, mais faire carrière comme gardien.

A 14 ans, j'ai eu de gros problèmes avec un prof de 7ème à Moutier, le Matthez. Il nous frappait avec une règle, et, je me suis défendu. Pour en finir avec cet imbécile, je demande à mes parents de me mettre au collège. D'abord Fribourg et ensuite Porrentruy, à St. Charles, parce que je peux rentrer les weeks-ends. C'est que je ferai connaissance d'Enoch Neuhaus de Moutier, et celui-ci deviendra un ami sans précédent. Nous étions tous les jours ensemble et nous ferons toute les crasses possibles, et toutes les conneries d'adolescents. J'ai eu grâce à lui, ma première et ma seule cuite, dans les toilettes du Collège St.Charles à Porrentruy. Après plusieurs folies Enoch se fera virer du collège, en effet après avoir chooté un ballon sur le toit de la chapelle, il s'en est pris au curé qui est venu l'engueuler. Et il se fera virer ainsi. Et disparaîtra très jeune (suicide), il me manque souvent...

On arrive dans la période des vacances 1969, je viens juste d'avoir quinze ans et je peux rentrer chez mes parents à Moutier. Nous nous situons dans le mois d'août, quelques jours avant la Braderie de Moutier. Je suis couché, il est déjà neuf heures et j'ai encore envie de traîner. Tout d'un coup...

 

 

 

 

 

 

 

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